Pathologies, blessures: Colonne vertébrale : courbures normales et courbures pathologiques
Transmis par superchristophe le 02 June 2006 à 12:12:55 CEST ( lectures)
La colonne vertébrale présente des courbures normales (physiologiques) : lordoses et cyphoses qu'il convient de différencier de courbures pathologiques (cyphose accentuée, hyperlordose, scoliose, courbures inversées, ...)
Courbures physiologiques
La colonne vertébrale est constituée de vertèbres empilées les unes sur les autres. Si cet empilement se doit d'être parfaitement droit dans le plan frontal (de la droite vers la gauche), des courbures physiologiques normales apparaissent dans le plan sagittal (d’avant en arrière). Celles-ci doivent toutefois correspondre à des angulations bien précises au delà ou en deça desquelles ces courbures deviennent également pathologiques.
Les courbures physiologiques se présentent de cette façon : une lordose (convexité) au niveau des vertèbres cervicales, une cyphose (concavité) au niveau des vertèbres thoraciques, une lordose au niveau des vertèbres lombaires et une cyphose au niveau des vertébres sacrées (sacrum).

Les courbures pathologiques
- La scoliose est une déformation structurale de tout ou partie de la colonne vertébrale (cervicale, thoracique et/ou lombaire) qui peut être observée dans les trois plans de l'espace (sagittal, frontal et horizontal), induite par une torsion d'une ou de plusieurs vertèbres sur elle(s)-même(s) et qui provoque une déformation du thorax, de l'abdomen et des zones paravertébrales (proches des vertèbres). Il convient de différencier scoliose et attitude scoliotique qui correspond essentiellement à une inflexion latérale du rachis dans le plan frontal sans véritable torsion vertébrale et sans déformation asymétrique du tronc ou des zones paravertébrales dans les trois plans de l'espace. Le plus souvent, une "attitude scoliotique" est sans gravité, et est généralement due à une petite inégalité de longueur des membres inférieurs On apelle scoliose idiopathique (la plus fréquente : 70% des cas) une scoliose sans cause spécifique (trouble neurologique, infection, tumeur, maladie des tissus, malformation...) dont seulement 10 à 15 % sont susceptibles de s'aggraver dans le temps. Les scolioses idiopathiques touchent essentiellement les filles (5 à 6 filles pour 1 garçon). Le risque d'aggravation d'une scoliose idiopathique est d'autant plus important qu'elle est apparue précocement.
Les scolioses secondaires sont dues à des pathologies pouvant entraîner des déviations scoliotiques, comme les affections neuro-musculaires (myopathies, amyotrophies spinales...) ou neurologiques centrales (IMC, encéphalites, maladie de Recklinghausen, spina bifida, etc.). On parle aussi de scoliose " hypotonique " (liée à des paralysies ou des faiblesses musculaires).

- Les courbures accentuées sont également pathologiques : hyperlordoses et hypercyphoses entraînent principalement une augmentation des contraintes discales et sont donc génératrices de maux de dos récurents.

Il en va de même pour les courbures insuffisament prononcées (dos plat) qui, en ne permettant pas au rachis de s'allonger et de se raccourcir à la façon d'un accordéon, le rendent beaucoup plus fragile. Cette pathologie (et plus encore les inversions de courbures) s'accompagne généralement de problèmes respiratoires (limite l'ampleur des mouvements du grill costal) et peut également avoir, pour les formes les plus sévéres, des incidences sur le plan cardio vasculaire (en poussant le coeur vers la gauche).
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