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Acides aminés, est-ce utile d'en prendre ?

Les acides aminés sont de petites molécules qu'utilisent les cellules pour fabriquer (entre autres) les protéines contractiles qui constituent nos muscles.

Il existe 20 acides aminés naturels. Notre organisme est capale d'en fabriquer 11 et l'alimentation doit nous apporter les 9 autres. Ceux-ci sont "récupérés" grâce à la décomposition des protéines (animales ou végétales) contenues dans les aliments qui s'effectue pendant la digestion.

Outre le fait que la synthèse des protéines qui interresse le culturiste nécessite des conditions "environnementales" (hormonales notament) favorables, elle requiert également la présence d'acides aminés en certaines quantités bien précises. On comprend alors que certains aliments, par rapport aux protéines qu'ils contiennent, seront d'une plus grande utilité que d'autres si l'on ne s'interresse qu'à la construction musculaire.

Il en va de même pour les protéines en poudre qui, selon leur(s) source(s), n'offrent pas toutes le même potentiel de transformation en muscle (valeur biologique) : certains acides aminés étant présent en trop grandes quantités par rapport à d'autres, ... certains absents car ne pouvant être produits par l'organisme, ...

-> Voir également à ce sujet l'article : Bien choisir ses protéines en poudre


Les vendeurs d'acides aminés sous forme libre mettent ainsi en avant le fait qu'il est intérressant d'apporter spécifiquement à l' organisme les acides aminés dont il a besoin pour compenser un déséquilibre connu à un moment donné, et qui serait donc un facteur limitant la construction musculaire.

On reste malgré tout en droit de se demander si l'utilité de ce type de suplémentation est avérée car s'il est admis que certaines sources de proteines gagneraient à être enrichies en certains acides aminés pour en augmenter leur coefficient d'utilisation, il est tout à fait possible (et beaucoup moins onéreux) d'arriver au même résultat en combinant les aliments entre eux. Dans le même sens, rien ne prouve qu'un surdosage massif et régulier en un ou plusieurs acides aminés sous forme libre (ou chaînes peptidiques) ait un quelconque effet anabolique (ou anti-catabolique), à l'exception d'un apport d'acides aminés ramifiés (leucine, isoleucine, valine) pendant l'effort intense.

On peut enfin s'interroger sur le fait qu'un tel déséquilibre soit à la fois suffisament important et suffisament fréquent au point qu'il en devienne réellement un facteur limitant la construction musculaire pour qui a une alimentation adaptée à son entrainement (et donc répartie en 7 à 8 petits repas dans la journée pour un adepte de la culture physique) et qui la supplémente (si besoin) de proteines en poudre de bonne qualité.



Il peut être utile de rappeler que l'anabolisme protidique est soumis à d'autres contraintes et que d'autres conditions devront également être réunies pour que nos muscles grossissent. L'activité hormonale joue ainsi un rôle prépondérant dans la construction de nos muscles, de plus, c'est bel est bien l'activité musculaire qui détermine le potentiel de synthèse protéique : nulle construction musculaire sans entraînement adapté. Preuve en est qu'une immobilisation (un plâtre par exemple) provoque une atrophie musculaire extrêment rapide, ... même chez une personne bien nourrie !

Article Tags: #protéines
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