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Cardio training et coronopathie

La maladie


La maladie coronarienne est une manifestation locale d'une affectation généralisée: l'athéromatose (cf ce mot).

Les plaques d'athérome pathognomoniques de l'athéromatose sont individualisées sur les artères coronaires spécialement près de la fourche des divisions de ces artères. Les plus fréquentes se situent à la partie initiale de l'I.V.A., de la circonflexe, à la partie moyenne de la coronaire droite. La conséquence anatomique de ces plaques est de diminuer le calibre de l'artère.

Fonctionnellement, le débit de l'artère malade est suffisant au repos mais lors de l'augmentation des besoins du myocarde à l'effort, ce débit devient insuffisant. L'apport d'oxygène est insuffisant. C'est l'ischémie. La myocarde souffre et le sujet perçoit une douleur rapportée : la douleur angineuse ou angine de poitrine d'impression diffuse, constrictive, irradiante et angoissante. L'arrêt de l'effort est impératif et la douleur cède en 1 à 3 minutes.

Parfois, la plaque facilite, par sa présence, un spasme de l'artère ( les coronaires sont des artères à importante musculature). Ce spasme diminue considérablement le calibre déclenchant une ischémie. Le spasme se produit volontiers au repos ou sous l'influence d'une émotion.

La complication majeure des plaques athéromateuses qui réalisent des sténoses sur les coronaires est l'obstruction brutale par un caillot. La formation de ce caillot est facilitée par la plaque car à son niveau le revêtement intérieur de l'artère est altéré et " accroche" facilement plaquettes sanguines et globules rouges.

L'oblitération brutale de l'artère par le caillot provoque un déficit majeur dans le territoire irrigué par l'artère. La partie centrale de ce territoire, trop dépendante de l'artère oblitérée, ne survit pas c'est la nécrose ou "l'infarctus".




Les traitements de la maladie


Ils sont de 2 ordres :

a/ Traitement contre la maladie athéromateuse.

- Régime
- Médicaments contre le cholestérol, contre un éventuel diabète, des excès de matières grasses
- Suppression des facteurs de risque : tabac, stress, obésité, sédentarité.


b/ Traitement spécifique : Ils seront brièvement énumérés :

- Les dérives nitres qui dilatent les petites artères
- - Les anticalciques qui lèvent le spasme
- Les bétabloquants qui permettent au myocarde d'économiser l'oxygène
- Traitements chirurgicaux qui ont pour but de corriger la sténose mécanique. On propose :

. L'angioplastie qui consiste à la mise en place d'un ballonnet au niveau de la sténose ; ballonnet que l'on gonfle pour remodeler l'artère.

. Les pontages qui consistent à brancher un greffon veineux ou artériel de part et d'autre de la stenose de façon à permettre au sang de contourner l'obstacle mécanique de la ou des sténoses.




Le "cardio traîning" du coronarien traité


L'activité physique n'est pas contre indiquée chez le coronarien. Au contraire, elle réalise en effet une triple action.


- Elle permet aux muscles périphériques de mieux utiliser l'oxygène que le sang leur apporte donc d'économiser le travail cardiaque.

- Elle favorise le développement de la circulation de suppléance au niveau du coeur, ce qui en fait aboutit à réaliser des "pontages" physiologiques.

- Elle diminue le taux de cholestérol du sang donc réduit le facteur risque.


L'état des lieux :

La maladie coronarienne provoque :

- Une diminution de la performance cardiaque du fait de l'apport insuffisant d'oxygène.
- Une diminution secondaire de la valeur des muscles en général puisque le sujet perd l'habitude de les utiliser.

Lors du traitement il y a gain sur les possibilités cardiaques (soit traitement médical soit chirurgical), mais ce gain ne s'extériorise que faiblement car les muscles striés restent encore déséquipés en enzymes oxydatifs. Le cardio training (l'entraînement) doit donc débuter par un travail de puissance aérobie de durée courte 1'30 à 2' d'effort alternant avec de mêmes durées de repos avec une intensité voisine de 90 % du maximum. Progressivement on introduit du travail de capacité aérobie quand la charge pour les exercices de puissance atteignent 100 watts. Ce travail de capacité doit se faire sans essoufflement à une puissance avoisinant 80 % de la valeur utilisée pour la puissance.

Article Tags: #entraînement cardio #pathologie
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