10 décembre 2008 14:42:31 CET
je pense que tu as raison, il est inutile de rentrer dans un débat fermé. nous partons je pense à la base de deux postulats totalement différents... ta manière de caricaturer (et oui toi aussi) mes propos "bousiller la jeunesse française" me fait rire
les propos du genre "sa médiocrité" (de nitro) expose bien la différence d'approche.
un professeur de sport (tout comme de musique, de dessin....) n'est pas là pour former des professionnels mais pour apporter une approche vers une discipline. il n'est pas là pour sanctionner une médiocrité, mais pour pousser vers le progrès et dans le cas d'un prof de sport, je dirais une certaine acceptation de son corps (et oui, on parle d'ados) et d'aller vers un bien-être. exemple concret : quel intérêt pour une jeune fille qui commence juste à avoir des seins de sauter par dessus des barrières en t-shirt en plein milieu de la cour de son collège??
à la différence d'un enseignant en musique ou en dessin, le problème du prof de sport est bien qu'au "traumatisme" moral, il nous rajoute le traumatisme physique : combien de dos bousillés par des exercices mal fait (pompes, abdos...) combien de claquages musculaires à la suite d'un effort inaproprié et brutal. pour éviter d'être "médiocre" il faudrait se ruiner la santé??? C'EST BIEN LA LA DIFFÉRENCE DE POSTULAT QUI NOUS OPPOSE. une activité physique régulière et faite intelligemment est très importante. alors que le sport est un traumatisme physique. le sport est une des rares institutions à avoir SA médecine (avec l'armée et le travail) ce qui reste quand même un élément intéressant sur la particularités des tromas faits au corps
je ne rentrerais pas dans le débat financier. le dernier rapport de la sécurité sociale sur le coût du sportif date de 1982 et ne touche qu'une discipline (le football), c'était 400 millions (de F). ce qui est interessant, c'est qu'on en fait plus depuis
je ne rentrerais pas dans le débat "bourrage de mou" médiatique, dans notre société tout est sport, même les parfums mais également les discours partisans et tendancieux (et oui gros business d'équipementiers, médicaments, travaux publics etc....). juste un exemple : comment on nous a vendu la dernière compétition internationale de balle pas ronde : matraquage médiatique, ouverture de tous les journaux avec pédagogie style "on va vous expliquer leurs règles" "c'est pas pourri par l'argent ou je ne sais quoi, comme d'autres" beaucoup de micro-trottoirs garantie d'une analyse et d'enquêtes rigoureuses.....
je conclurais juste sur une question de valeurs défendues. dans notre société qui est très individualiste, de plus en plus violente que ce soit socialement ou physiquement, où il y a de plus en plus de groupes fermés sur eux-mêmes autours d'un seul thème (une religion, une idéologie, une appartenance au territoire d'une équipe de sportifs quelconques....), je ne pense pas que promouvoir les valeurs des sportifs (compétition, loi du plus fort, nationalisme, surhomme supérieur aux autres qui montre l'exemple etc....) soit une idée judicieuse. cela n'engage que moi
le sport est promu de manière beaucoup plus importante dans les sociétés totalitaires (ex urss, allemagne nazie, chine....) et les sociétés orientés vers l'ultra-capitalisme (en gros l'occident). est-ce un hasard malheureux???? quand est né le sport comme nous l'entendons aujourd'hui??? avec l'ère industrielle du début du siècle dernier, pourquoi?
en bref, réfléchissez à ce que vous enseignez, entretenez votre corps comme vous l'entendez mais s'il vous plait arrétez de bassiner le monde avec vos jeux pas très subtils.
:mrgreen: je suis content pour une fois c'est moi qui ait envahi l'espace médiatique des sportifs :mrgreen: